Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

15.12.2014

Laura M Verlaine #2

 

Deuxième composition du projet Laura M Verlaine. Sisi.

 

 

30.11.2014

Le 30 Novembre

Ils sont là, partout, ils promènent leur chien, ils mordent dans un sandwich, ils ne vous regardent pas dans les yeux mais regardent vos yeux, il ne vous prennent pas la main, c'est votre main qui pénètre la leur, ne vous caressent pas le dos mais laissent votre peau caresser leur geste, leurs pupilles sont flottantes, leur regard est fixe, ils ont fini leur sandwich et déjà ils se remettent en route, ils n'oublient pas mais abolissent, ne parlent pas mais laissent passer les mots, ils ont créé de puissants flamands roses, ils ont peint les fleurs les plus chères du monde, ils ont conquis tout un pan de toute la peau du monde, ils m'emboîtent le pas, ils sont en contact avec une certaine idée de l'absolu, ils n'ont rien de particulier, ils ont cousu un bas de jogging à leur pantalon beige, ils sont bruns, costauds, ils s'appellent Camille grimpent dans les phrases chutent éclatent d'un rire malsain et accrochent à leur porte accouchent de messages hostiles, ils ont conquis la face sombre de la lune ta beauté me foudroie, j'élève la voix puis la rejoint et les syllabes sont autant de marches inégales, ils sont à présent derrière moi, leur souffle fait toutes sortes de messages dans le petit jour, ils ont flairé ma piste puisqu'ils sont canins, bien habillés, bien pansus les salopards, ils ont le code de mon immeuble, ils me touchent par leur fragilité, ils ont ouvert ma boîte aux lettre et écrit les grands chef-d’œuvres de l'histoire, ils s'appellent Antonin Daniel et X253, je les connais par leur absence, par leurs pupilles fixes et leur regard flottante, ils sont là, partout, il sont avec moi, ils m'obligent à regarder ce qui se déroule sans conscience, ils n'écrivent pas mais demandent pardon, ne communiquent pas mais donnent la patte, et internet est une prolongation de leurs fantasmes, lorsqu'ils tapent ils hurlent, l'un se balance doucement, l'autre a déjà fait 500 fois le tour du salon, le dernier a peut-être apporté au monde un angle de vue nouveau ta beauté me foudroie, je les fixe sans mot-dire, je jette ce qu'il me reste de sandwich, j'ai déjà trouvé ma proie, ça y est, ils voient tout en bleu, s'incarnent dans leur chaise, tempêtent, ils sont prostrés quand ils sourient, ils sont de tous petits enfants, et nous en savons des râles inouïs, nous regardons vos yeux et nous sommes là, partout, en vous, en moi.

09:43 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0)

29.11.2014

De l'art et je

je suis pas précis, je suis pas fier, je suis pas complètement fou, je suis rien du tout, j'évolue dans que dalle, j'évolue en artiste, en autodidacte, j'évolue tant bien que mal et je suis pas père, je suis pas sans intérêt, je suis pas sans une certaine idée de l'art brut, je suis tout de go, je suis dans une certaine idée de la folie, j'évolue dans l'entre-deux père, je suis pas fier, pas vu, pas pris, pas sans savoir que tout se paie, et tout se sait, et tout me noie, et tout m'entraîne à foutre là ce qui s'opère en moi, là, présentement se passe alors que la pensée parle tout haut,je n'ai pas eu tant de mal, je n'ai pas sauvé wall-street, je n'ai pas conquis de planète, l'espace me fait peur, le noir me fait mal, le bruit me fait croire au silence, le silence au repos, le repos de plus en plus à une certaine idée de la mort, ceci est le fil de ma pensée, ceci se noie dans l’œsophage, dans l’œil droit puis dans le gauche, sans autres distinction, ceci va tellement vite que j'en oublie en route, ceci est précis, ceci est fier, ceci est complètement fou, ceci est rien du tout, ceci dans que dalle évolue, s'étiole à mesure que ceci claironne à foutre-peau, ceci me désole, j'évolue dans l’œsophage, je suis l'essence de l'art et je suis une croûte, je suis du pus, je suis une excroissance indésirée, comme rature sur une volonté faite corps, ceci va tellement fort, ceci va tellement sort de moi l'oeuvre d'un enfant devasté, ne pas rester ici tant ceci pue, ceci a tant de mal, ceci a sauvé la planète, ceci a fait wall-street, explose tort désaxe penche détruit rature à plus soif sature démoli encore et tout ceci brûle, et tout ceci glapit s'égosille crisse tristement dort pour que journée passe plus vite, je suis pas homme de vite, je suis pas homme de défis, je suis homme de corps et par défaut, je héros mais quand j'écris

 

 

.

.

.

 

tout se dilue 
le sens commun me perd, 
je flotte, 
je n'ai plus besoin de corps et hahaha

je n'ai plus d'ombre, 
je n'ai plus à transporter quoi que ce soit, 
et ceci me rend tout net, puis ceci donne à moi 
le plus beau des égarements, ceci

m'a pris tout entier entre ses bras, 
ma joue est là contre ceci je 
n'ai plus besoin de mains, je 
suis le plus beau des égarements

contre ceci, 
en apnée contre ceci,

pas précis moi et pas besoin, 
pas besoin moi pas tant que rien. 
Ceci m'étreint ceci m'entrave
et quand je parle pour m'éteindre

Ceci me sauve

 

17:02 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0)