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04.04.2015

Avant d'avoir franchi la voix

 

demande à ceux qui savent, demande aux témoins de la rue, demande à celui qui, la nuit, se drape nu, si l'ennui lui a plu. Demande à l'inconnu s'il connait des accalmies, s'il adore ce qu'il n'a plus. Demande au boulevard si le rivage est mort. Demande à la berge, à l'orage, si la ville a un corps, et si l'horizon dort debout. Tu ne sais pas, te demandes encore qui l'emporte entre le secret des remparts et la porte qui se ferme. Demande-toi ce qui te sert de pensée, de scène, de cause, de qui tu causes quand tu écris le glas des proses, quand l'éclat épouse le bras des choses. Demande-toi ce que tu vaux lorsque ton chien va décéder. Demande-toi si ton cerveau a quelque chose à décider. Si ta colère est pure. Si l'idée de la mère te sépare du rire franc, de la légèreté, de la vie qui se défait comme on s'éloigne de l'enfance. Non, tu es trop profond, trop peu présent, pour voir ce qu'il se passe réellement, trop lourd pour vivre légèrement, trop plein pour comprendre ce que le désert mange, ce qui venge la prière lorsque la misère dure. Sois attentif ou ne sois rien, et n'attends rien de l'intention, ne te fie qu'à tes inventions, danse clair, danse rouge, courbe, écarlate, pense boue, rêve puissant, rêve à travers, fuyant, pense bruyant danse sec, emprunte à l'échec ses chemins de traverse, réinvente et soumets la grammaire aux pestes sans appel, au règne de la perte. Demande à l'apparat s'il n'a pas raté son brillant, à la couleur vive si elle conçoit les ténèbres. Ne te lave qu'à l'eau des lèvres qui s'étreignent, de la parole retenue avant d'avoir franchi la voix. Demande-toi si tes choix ont tué un coin de l'avenir, il faut du temps pour voir venir, du cran pour simplement s'appartenir ; demande à ceux qui savent s'ils savent tenir entre les lignes, entre l'intelligence et la foi. Tu es le roi de ton errance, le souverain sacré et la proie, un ténu cri de joie, et le chemin vers l'élégance. Demande-toi ce qui t'égare lorsque tu penses au prix des guerres. Tu n'as que l'art pour te défaire du temps, tu me réclames et je t'éclaire souvent. Je suis la réponse à tes questions, tu me connais par mon  absence. Je suis la dernière échéance avant la blanche déraison.

13:44 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0)

24.03.2015

La Clé Cachée des Désaxés

Bonjour à ceux qui me lisent, bonjour à ceux qui viennent, bonjour à ceux qui dorment.

Ici, le lien vers mon premier projet rap, La clé cachée des désaxés. Vous pouvez le télécharger gratuitement, exactement

 

 Ici: 
-Ep+411-La+cl%C3%A9+cach%C3%A9e+des+d%C3%A9sax%C3%A9s-%28...

Sinon le lien youtube de l'un des extrait:

 


 

 

14:25 Publié dans Rap | Lien permanent | Commentaires (0)

20.03.2015

Le grande tueuse

 

Bonjour ça faisait longtemps. Ici un petit exercice de mélange entre écriture rap et prose. 


 

Dans le fond de ton être j'existe indéfiniment, sans discipline, et sans logique apparente. Le sang me transporte dans tout le corps, je m'infiltre par les pores m'invite dans les plis à l'orée de la peau, dans l'esprit de l’appât sous le poids de la peur. Je suis tellement Ici que j'en ai des vertiges - s'accrochent un moment, puis crèvent lentement. J'ai caressé l'échine des proses, arrêté le prix des choses, l’appétit de la sève et l'élan rude de la haine, qui se rue qui se rue. Je n'ai rien à voir avec un nom, avec un sexe, une identité, je suis une chose et je ne peux survivre que dans les os, tout contre l'essence, à la racine même des mots de la fin, des ressentes lumières et de la toute dernière pluie. Je suis las de la vie et ravi d'être là, mais sans condition, sans l'extrême limite de la peau. Je suis ce geste absent, ce moment presqu' intense où le temps rêve de lui-même, où le regard se regarde se poser. Je suis l'extrême limite de la perte d'objet, l'extrait d'essence la naissance de l'étrange l'indécence et l'outrance et tout une frange de ta personnalité. Je suis la petite fille qui voulait manger son père, je suis l'étranger de ton rêve, je nais du mouvement, je surgis d'un temps donné, me déploie dans tes cellules comme dans un palais abandonné. C'est moi qui te donne vie, c'est encore moi qui te donne l'envie de la perdre, c'est moi la remontée acide, la gerbe et le hoquet, la salive, la partie anguleuse, le grande tueuse, l'accalmie nébuleuse et l'aridité chronique. C'est moi lorsque tu parles seul, quand soudain tes gestes deviennent incohérents - s'accrochent un moment, puis crèvent lentement. C'est moi ton air dément, ton noyau psychotique, ton royaume exotique, c'est moi qui t'invite à rester chez ton corps, j'ai pris position, planté mon cri droit sur ton horizon, je suis plus que toi je suis ça, rare et sûr de croître, je t’absous quand tu rates et te juge quand tu t'écartes de la faute, quand tu penses à ne pas réussir à réunir tes actes, pour les garder pour plus tard. Je suis la toute dernière fuite, la route derrière soi, je suis le berceau de la joie et le tombeau effectif, qui n'attend qu'un écart pour avaler le juste - qui se rue qui se rue. Qui se tue, qui se tue? quand ton appétit s'éteint? quand ton art s'est tu quand tes nerfs s'étiolent que reste-t-il de ton air nu? Tes exils t'ont perdu tu ne t'ériges qu'en vaincu. Je sais tout ça. Te grésille dans l'oreille depuis des lustres. Je sais tout de toi. C'est moi qui te donne vie, sans discipline, sans logique apparente. C'est moi et plus que toi, je suis à l'origine de la page blanche et ceci durera, tu verras, ceci tuera tes avalanches, ceci naîtra de la page blanche, ceci viendra de ta part d'ange, de ton indivisible nature et ceci saura, ceci aura ta signature, pour toujours tu verras, ceci aura ta signature. Ceci viendra de ta nature. Et Ne craindra que la rature. Pour rester. A jamais. Nu. Seul. Dans les bonnes grâces des siècles. Dans les bonnes grâces des siècles. Je suis l'homme seul face à l'échec, ne suis personne et puis ton être, et rien ne saura me sauver. Je n'ai que toi pour me trouver.

15:00 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0)