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03.07.2015

Hors palais

je suis l'acteur d'un soir

l'être sincère aux pieds d'argile

la fuite la peur du noir

les traits amers et l'agonie facile

fragile et simple et fissuré

encore en chair et en entier

je me suis muré dedans honte et d'en baver

d'en raser les murs et

le chant long des croquis épurés

j'ai fini par m'en aller désirer ailleurs

sans cause

et toujours avec excès

et c'est toujours un même geste qui sauve

celui de

quitter de

planter de

paumer ceux

sauver de

roser peu

poser nu pleurer dru causer pur

celui absurde de se tenir en haute estime

pour revenir d'un sourire toujours un peu tué

j'ai fini par désirer oh rien que ne jamais être là

et j'ai couru dévalé en ici-bas

j'ai joué la chute jusqu'au bout

et je sais la gueuler avaler soudain

tout éclat toute vie autour de ma présence

de mon dessein

j'ai la paix qui démange des mouches plein la bouche

et le souffle qui bout

je suis la saveur esseulée hors palais

la pâleur sans appel d'un étonnement désœuvré

qui ne s'éveille que dans l'après

quand ça pleut des conneries dites quand le pain sans fin moisit

et qu'on te sert enfin pour dû

de la bidoche cuite au ricochet

comme un conseil au jour navré

comme une accolade au défunt

avec des pensées d'enculé

je te dis danse avec mon sang

je vous dis prenez mon enfance

et que ça daigne me parler

que ça me craigne avec les dents

quand je viendrai vous embrasser

 

 

 

20:40 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0)

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