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18.09.2014

Deux mains c'est loin

 

 

dis-moi fort fort fort que tu es là

que tu existes, même si c'est faux

même si rien ne te prouve, l'évocation suffit

dis-moi que tu étreints sans y penser

 

et qu'au fond de chacun de tes traits

il y a un petit dieu qui tremble, un dieu tombé près de l'oeil

près de la bouche oh parle-moi sans plus tarder

de tes blessures d'orgueil

 

et de ton air hautain

certain

sers-toi

de moi serre-toi

 

fort contre mes doigts ; tu es mon livre de chevet

un songe inachevé tu peux me prévoir et me sentir déjà

je ne tremblerai pas, je ne suis pas un dieu

et si tu ne veux rien savoir, invente !

 

digresse, tâtonne, bouge rouge et je finirai bien

par apparaître, sous ton genoux d'abord, et puis partout

sur la totalité de ton corps j'apposerai ma signature

tu n'auras jamais eu autant de peau, et de raisons 

 

de croire aux illusions, je ne porterai sur moi

aucune définition du temps, aucune promesse, aucun avis

tu ne comprendras pas mieux la vie, ne seras rassurée en rien

je serai l'être le plus étrange et l'être le plus lointain

 

mais je te donnerai des mains de fou, des paluches à visiter

je t'offrirai un corps à habiter

des pleins rouleaux d'yeux révulsés

je serai l'être le plus rouge et l'être le plus sage

 

tu peux me prévoir et me sentir déjà

je n'arrive qu'à penser, et c'est là que je veux être

avec toi

pour toi

 

par toi presque et sans

attendre et vite et fort

et tendr

ement et cela même

 

si cela n'existe pas

si écrire n'a de valeur 

que pour les êtres que l'on rate

dis-moi fort fort fort que  tu es là

 

etc etc

15:08 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

oui, ça fait plaisir de te lire !
:-))

Écrit par : lidia | 18.09.2014

Les commentaires sont fermés.