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03.08.2014

Mort dans la chambre d'à-côté

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La mort elle est dans la chambre d’à-côté ; je l’entends faire des trucs bizar, je l’entends blizzarder en douce, la mort, je crois qu’elle ronfle ou un truc du genre. L’ai recueilli y’a 12. Traînait dans rue et m’a fait tellement pité, que lui ai proposé de vivre avec moi. Depuis 12.

*

M’étais trompé sur son compte, la trouvais belle, la trouvais étonnante, avant. Mais Dieu qu’elle résonne là. Et elle pète sûr, je l’entends péter la mort la nuit lentement ralentir son souffle jusqu’au pet. 

*

Je crois qu’elle me dégoûte au fond, tout au fond j’entends, fait un bruit de poisson sur le feu, ça sent bizar parfois, ça veut tellement plus rien dire depuis 12. la mort me désole.je crois, et je n’y peux rien, et ça me fait chier. 

*

Au fond, tout au fond j’ai rien contre elle, mais elle me fait pitié c'est ça, 'vec sa gueule que personne aime la mort, 'vec ses mains tordues et son ventre qui endort, la mort vit loin de tous, pourtant frôle, tout le temps frôle et fouille dans les poubelles ce qu’on jette à coeur lâché, pour l'odeur. A coeur perdu la mort.

*

Mort a les mains tailladées, le ventre qui flagèle, le cul à l'air, et rien ou pas grand-chose à raconter. Mort dans la chambre d'à-côté.

23:55 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (2)

Commentaires

Il faut croire que la mort bat en nous comme un vivier.

Écrit par : Florian | 11.08.2014

"A côté de nous", dirais-je même.

Écrit par : 411 | 13.08.2014

Les commentaires sont fermés.